we are_ book clubbing #1

Blog | 16 mars | Partager

Les recommandations de l’équipe we are_

…petit tour d’horizon de nos derniers coups de coeur pour cultiver son jardin intérieur.

La Reine Margot – Alexandre Dumas (1845)

« Sous des rideaux de velours fleurdelisé d’or, dans un lit de chêne sculpté, une femme à moitié nue, appuyée sur son bras, ouvrait des yeux fixes d’épouvante. La Mole se précipita vers elle. « Madame ! s’écria-t-il, on tue, on égorge mes frères ; on veut me tuer, on veut m’égorger aussi. Ah ! vous êtes la reine… sauvez-moi. » Et il se précipita à ses pieds, laissant sur le tapis une large trace de sang.»

Ce chef-d’œuvre conte les terribles intrigues politiques et religieuses françaises de l’année 1572, ainsi que l’histoire d’amour emblématique entre Marguerite de Navarre et le Comte de La Mole. Le rythme effréné et l’écriture divine d’Alexandre Dumas en font le classique de la littérature française le plus captivant. Breathtaking.

Une chambre à soi – Virginia Woolf (1929)

« La liberté intellectuelle dépend des choses matérielles. La poésie dépend de la liberté intellectuelle. Et les femmes ont toujours été pauvres, et cela non seulement depuis deux cents ans, mais depuis le commencement des temps. »

Virginia Woolf écrit cet essai pamphlétaire dans le cadre d’une conférence sur le féminisme qu’elle a dispensé aux étudiantes de l’université de Cambrigde, portant sur les femmes et le roman. L’histoire officielle britannique ne compte quasiment pas de femmes entre le 16è et le 19è siècle, de même qu’en littérature. Pourquoi, demande Woolf. Pourquoi les femmes ont-ellespeu écrit en comparaison des hommes ? Quellesétaient leurs conditions de vie ? Et comment ces conditions de vie précaires ont-elles influencé leur plume ?

Solal – Albert Cohen (1930)

« Ses larmes étincelaient. Voici, il aimait. Dans le jardin, il marcha sans arrêt et ce fut l’aurore. Il se sentait très beau et très noble et elle l’aimait et le monde était à genoux devant lui qui riait comme le plus fou des fils de l’homme. »

Un hymne à la fougue de la jeunesse. Dans le premier volume de la tétralogie d’Albert Cohen, la soif d’absolu est abordée avec fraîcheur et dérision. L’écriture y est kaléidoscopique, poétique, évocatrice.

Terre des hommes – Saint-Exupery (1939)

« On peut ranger les hommes en hommes de droite et en hommes de gauche, en bossus et en non bossus, en fascistes et en démocrates, et ces distinctions sont inattaquables. Mais la vérité, vous le savez, c’est ce qui simplifie le monde et nonce qui crée le chaos. La vérité, c’est le langage qui dégage l’universel… La vérité,ce n’est point ce qui se démontre, c’est ce qui simplifie. »

« Nous habitons une planète errante. » Saint-Exupéry, qui vient d’être nommépilote de ligne, découvre, admire, médite notre planète. Assurant désormais le courrier entre Toulouse et Dakar, il hérite d’une vaste responsabilité à l’égard des hommes, mais surtout de lui-même et de son rapport au monde. Tout en goûtant »la pulpe amère des nuits de vol », il apprend à habiter la planète et la condition d’homme

Les braises – Sandor Maraï (1942)

« Etre différent de ce que l’on est, est le désir le plus néfaste qui puisse brûler dans le coeur des hommes. Car la vie n’est supportable qu’à condition de se résigner à n’être que ce que nous sommes vraiment. »

Reconnu comme l’un des plus grands auteurs de la littérature hongroise et l’un des maîtres du roman européen, Sándor Márai s’inscrit dans la lignée de Schnitzler, Zweig ou Musil. L’auteur des Révoltés, des Confessions d’un bourgeoisou de La Conversation de Bolzano n’a eu de cesse de témoigner d’un monde finissant, observant avec nostalgie une Europe mythique sur le point de s’éteindre. À travers la dramatique confrontation de deux hommes autrefois amis, Les Braises évoque cette inéluctable avancée du temps.

La promesse de l’aube – Romain Gary (1960)

«Je riais intérieurement. Déjà l’humour était pour moi ce qu’il devait demeurertoute ma vie : une aide nécessaire, la plus sûre de toutes.»

D’une enfance difficile en Pologne en passant par son adolescence sous le soleilde Nice, jusqu’à ses exploits d’aviateur en Afrique du Nord pendant la SecondeGuerre Mondiale, Romain Gary a vécu une vie extraordinaire. L’amour de sa mèreest-il le succès de sa réussite ou simplement le fardeau de sa vie?

Une vie – Simone Veil (2007)

«Ce bonheur est difficile à restituer en mots parce qu’il était fait d’ambiances calmes, de petits riens, de confidences entre nous, d’éclats de rire partagés, de moments à tout jamais perdus. C’est le parfum envolé de l’enfance.»

Simone Veil y raconte son passage dans les camps de concentration en 1944-1945, son parcours politiquejusqu’à la période précédant son élection à l’Académie française en 2008. Fruit d’une grande liberté d’expression, emprunt de sincérité et de recul sur le passé, ce récit s’inscrit dans un devoir de mémoire. La mémoire collective de ce que furent le génocide juif, l’évolution de la condition féminine et la construction européenne.

Dans les Forêts de Sibérie – Sylvain Tesson (2011)

« Coupé de toute communication, il déchiffre la langue des arbres. Libéré de la télévision, il découvre qu’une fenêtre est plustransparentequ’un écran. » Incroyable et fascinant journal de bord de l’auteur qui passa 6 mois en ermite, dans une cabane perdue dans le froid sibérien. En ces temps de confinement, une ode magnifique à la contemplation, l’introspection, l’essentiel et le superflu. Une poésie touchante et un regard vif sur le genre humain.

Ces Femmes du grand siècle – Juliette Benzoni (2015)

« Les héroïnes d’hier et d’aujourd’hui méritent qu’on les raconte »

Une vingtaine de portraits de femmes emblématiques et incontournables du Grand Siècle. Juliette Benzoni nous plonge dans la France du XVIIe siècle. Alliant le souffle de l’aventure à la rigueur de l’Histoire, Juliette Benzoni redonne vie à ces personnalités exceptionnelles, qu’il s’agisse des sœurs Mancini, de la princesse des Ursins, de la Grande Mademoiselle, d’Henriette d’Angleterre, de la marquise de Sévigné, de Louise de La Vallière ou encore de Ninon de Lenclos. Des vies singulières, romanesques et inoubliables.

A moi les petits Français – Louise Ekland (2017)

La France et l’Angleterre : les deux « meilleurs ennemis du monde » ? De la guerre de Cent Ans aux épiques matchs de rugby entre les deux nations, on le croirait volontiers. Et pourtant, Français et Anglais s’adorent comme deux frères chahuteurs. De cette rivalité, Louise Ekland – « petite Anglaise » de Liverpool vivant en France s’amuse. Elle prône l’anti « French bashing ». Son ton pétillant et son humour so british, toujours, font des ravages.

Si elle épingle quelques travers hexagonaux, c’est toujours pour mieux saluer la french touch de son pays d’adoption. Bien sur, elle préfère les Beatles à Johnny et Marks & Spencer à Monoprix. Mais quand Natalie Portman critique la France, Louise Ekland dégaine. Elle défend les vins et la gastronomie française, notre système de santé et notre art de vivre. Louise Ekland à la France chevillée à l’âme et au corps.

Pour elle « les Français sont formidables »…

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