Comment communiquer sur le vin – avec Alexandre Lazareff

Blog | 20 mai | Partager

Alexandre Lazzaref est l’une des personne les plus influentes du vin en France et est le président de Pain Vin & Company, une agence de stratégie d’image qui aide les acteurs du vin dans leur communication, leur positionnement et leur développement digital. Découvrez en exclusivité son interview dans laquelle il nous explique sa vision de ce symbole de l’art de vivre à la française…

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« La France avait perdu l’entrée de gamme. Les vins du Chili ont été conçus pour la conquête au moins du marché américain. Et nous n’étions pas capables nous Français de vendre des bouteilles à 3 ou 5€. Pour lutter, il faut trouver des moyens de créer des grandes marques et donc sortir des appellations. Etre capable d’assembler des sauvignons de la Loire avec des sauvignons de bordeaux et du Languedoc. Ca peut être des vins de pays ou des vins de France. C’est peut-être le créneau qui se développe le plus rapidement en France, avec des grands acteurs – capables de sourcer les raisins dans l’ensemble des terroirs.

La culture française dans le vin est une culture de micro-appellation qui est très dure à communiquer. Si vous êtes un producteur à Chinon, vous trouverez toujours un Chinon moins cher que vous sur un linéaire de supermarché. C’est donc la marque qu’il faut construire – avec des prescripteurs qui dégustent, notent et influencent le marché. Deuxièmement il y a la presse grand public – il s’agit de relations presse. Le digital est très nouveau : il faut être sur Instagram, Facebook et être recommandé par des influenceurs vins et lifestyle – surtout pour les rosés de Provence et le champagne. Il y a toute une gamme de Key Opinion Leaders à séduire.

De plus en plus d’agriculteurs sont vertueux, bios et touchés par la biodynamie. Aujourd’hui on ne peut plus faire de la qualité si on n’a pas une approche respectueuse de l’environnement. Le marché et les consommateurs le demandent et les producteurs l’ont compris. Ça vaut pour le très haut de gamme – for those who can afford itSi vous payez votre bouteille 3€ – et c’est le prix moyen d’une bouteille on shelf – pouvez-vous vous faire face aux aléas du bio – c’est-à-dire que vous refusez de traiter en urgence avec des produits chimiques de synthèse ? Tout le monde peut faire un peu mieux mais 100%, c’est difficile. Il y a des régions leaders qui n’ont pas du tout la culture de l’environnement et du bio. Ça change doucement. »

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