L’interview de Gabriel Jean-Simon, membre de we are_ par Louise Ekland

Blog | 12 novembre | Partager

Gabriel Jean-Simon, 2e secrétaire et délégué commercial à l’Ambassade du Canada nous fait découvrir son parcours entre le Canada et la France.

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« J’ai eu un parcours atypique : je suis né pas loin d’ici, à Paris, dans le 10e arrondissement. J’ai ensuite déménagé au Canada où j’ai fait mes études en sciences, puis en sciences politiques pour terminer avec une maitrise en économie. J’ai par la suite travaillé dans le bureau d’un ministre avant de me retrouver au Gouvernement Fédéral Canadien. Après avoir travaillé pendant quatre ans dont deux dans le Grand Nord pour le Ministère Service Canada, j’ai été recruté au Secrétariat du Conseil du Trésor, l’équivalent de l’Inspection des Finances en France. J’ai travaillé notamment sur la gestion de la crise du virus H1N1 en 2009, qui nous paraissait comme étant la mère de tous les virus ! J’ai ensuite rejoint le Ministère des Affaires Etrangères au Canada pour enfin déposer ma candidature de diplomate, et me voilà aujourd’hui à Paris.

Je travaille aujourd’hui à la section économique et commerciale de l’ambassade du Canada. Ma mission est d’accompagner les entreprises canadiennes qui désirent développer le marché français dans les industries créatives (l’audiovisuel, le cinéma, la littérature, la mode et la musique notamment), des thèmes qui nous sont communs !

J’ai choisi la France parmi quatre autres destinations possibles. J’avais travaillé auparavant sur l’accord de libre-échange entre le Canada et l’union européenne. J’ai voulu choisir cette destination européenne afin de constater de manière concrète les effets de cet accord. En plus de cela, j’avais un attachement particulier à la France, mon lieu de naissance. Cela fait maintenant trois ans que j’habite en France, je prévois d’y rester encore pour un an et dès l’été prochain je suivrai une autre affectation ou bien je retournerai au Canada.

Le plus gros impact de la crise Covid dans mon activité a été l’annulation des voyages d’affaires des investisseurs qui ont l’habitude de se rendre sur place, sans compter l’annulation de beaucoup d’événements qui ont ralenti l’activité des industries créatives. Il y a en ce moment beaucoup de télétravail, les rencontres sont virtuelles. Mais notre travail consistant à faire de la recherche et à informer les entreprises, on arrive à bien le réaliser même à la maison. En plus, je peux commencer ma journée par une petite course matinale !

Avec cette crise, une sélection s’est effectuée dans les affaires : les entreprises qui continuent de s’intéresser au marché français le font plus sur le long terme. C’est finalement plus simple pour moi de prendre le temps d’expliquer que la culture est différente par rapport à l’Amérique du Nord où on peut signer un contrat en une demi-heure. En France, on prend le temps de connaitre les partenaires d’affaires, on prend un déjeuner, on ne parle pas directement d’argent alors qu’en Amérique du Nord on peut rentrer dans les chiffres au bout d’un quart d’heure ! Les relations sont très interpersonnelles ici, alors que c’est très transactionnel en Amérique du Nord.

J’ai été très agréablement surpris quand we are_ nous a contacté à l’Ambassade. Je ne connais pas d’autre lieu semblable ni en France, ni ailleurs et c’était un point d’orgue de voir que le lieu touchait à mon secteur : les industries créatives. Pour en être membre depuis plusieurs mois, ce que je préfère est le jardin, cet écrin de verdure où il est extrêmement agréable de faire des rencontres. La cuisine est fantastique et les installations sont superbes. Donc si des gens n’ont pas eu l’occasion de visiter le club, je leur dirais de ne pas se priver de ce plaisir ! »

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